Le plafond annuel de 120 jours s’impose aux propriétaires qui louent leur résidence principale sur Airbnb dans de nombreuses villes françaises. Dépasser cette limite expose à des sanctions financières, même en cas d’oubli ou de méconnaissance de la règle.
Certaines communes imposent des restrictions supplémentaires ou exigent une déclaration préalable. À Paris, par exemple, la réglementation prévoit un encadrement strict du nombre de nuitées autorisées et des démarches administratives obligatoires.
Ce que dit la loi sur le montant maximal et la durée d’une location Airbnb en France
Louer sa résidence principale sur Airbnb n’est pas une affaire d’improvisation. La loi française est très claire : pas plus de 120 nuits par an pour une location saisonnière. Cette limite n’a rien d’anodin. Elle vise à éviter que le marché locatif traditionnel ne se tarisse au profit de la location touristique. Les propriétaires qui franchissent la ligne s’exposent à des sanctions administratives, parfois même judiciaires.
Concernant le montant maximal, il n’existe aucun plafond national pour fixer le tarif par nuitée. Mais les communes ont toute latitude pour instaurer leurs propres limites ou surveiller les loyers jugés excessifs. À Paris, par exemple, la mairie n’hésite pas à rappeler à l’ordre quand les tarifs s’envolent. Avant de déterminer le prix de votre location Airbnb, mieux vaut consulter la réglementation locale.
Voici les principaux cas de figure à connaître selon la nature du logement et la ville :
- Si le bien est une résidence secondaire ou un meublé de tourisme classique, la location toute l’année reste envisageable, sous réserve de démarches : déclaration et parfois demande de changement d’usage.
- Dans les villes de plus de 200 000 habitants, la location est souvent conditionnée à l’obtention d’un numéro d’enregistrement délivré par la mairie.
Respecter ces règles n’est pas un détail. Cela conditionne la légalité de la mise en location et prévient tout risque de requalification ou de sanction. Les plateformes telles qu’Airbnb rappellent régulièrement ces obligations lors de la publication d’une annonce. Un propriétaire ne peut pas se dédouaner sous prétexte d’ignorance ou de mauvaise foi.
Louer sur Airbnb ne doit pas dépasser certains plafonds pour rester serein
Mettre un logement en location sur Airbnb ne signifie pas faire ce que l’on veut. Deux paramètres doivent guider chaque hôte : le nombre de nuits autorisé et la façon de déclarer les revenus locatifs. La règle des 120 nuits par an pour la résidence principale ne laisse aucune place à l’improvisation. Cette limite sépare clairement la location occasionnelle de l’activité professionnelle, avec des conséquences directes en cas de dépassement.
Sur le plan fiscal, tout est suivi de près. Les revenus issus d’Airbnb doivent être déclarés à l’administration. Jusqu’à 77 700 euros par an, le régime micro BIC s’applique : abattement automatique de 50 %, simplicité au rendez-vous, aucun justificatif de charges à fournir. Si les recettes dépassent ce seuil, il faut passer au régime réel et détailler chaque dépense.
Chaque régime présente ses caractéristiques :
- Le micro BIC est apprécié pour sa simplicité et la rapidité de la déclaration.
- Le régime réel permet de réduire l’imposition si les charges sont conséquentes, mais demande une gestion comptable précise.
De plus, les plateformes transmettent automatiquement à l’administration fiscale le montant des gains encaissés. Tout euro doit être pris en compte, même pour une toute petite période de location. La moindre omission peut entraîner redressement fiscal et pénalités. Les règles évoluent, l’actualité récente l’a démontré : il faut rester attentif à chaque étape.
Zoom sur les règles spécifiques dans les grandes villes et les exceptions à connaître
Dans les grandes villes, Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, la réglementation se resserre. Le développement de la location Airbnb conduit chaque municipalité à renforcer ses contrôles. À Paris, impossible de louer sa résidence principale plus de 120 nuits par an. Si la limite est franchie, le logement devient une résidence secondaire : démarches administratives, demande d’autorisation de changement d’usage, compensation exigée, le parcours se complique vite. Lyon ou Bordeaux adoptent des dispositifs similaires.
La plupart de ces villes imposent désormais un numéro d’enregistrement pour chaque location en meublé de tourisme. Ce système permet aux autorités locales de contrôler le respect des plafonds et de repérer les abus. Un propriétaire qui joue avec les règles ou néglige l’enregistrement risque une sanction financière immédiate.
Il existe malgré tout quelques exceptions. Par exemple, louer une chambre meublée chez soi, tant que le propriétaire reste domicilié sur place, peut échapper à la règle des 120 nuits. Les investisseurs qui choisissent la location meublée professionnelle doivent, eux, souvent passer par une transformation du bien en local commercial pour se conformer à la loi. Ce patchwork réglementaire illustre la volonté des pouvoirs publics de trouver un équilibre entre l’attractivité touristique et la protection du logement résidentiel.
Sanctions, obligations déclaratives et conseils pour éviter les mauvaises surprises
La location sur Airbnb ne laisse aucune place à l’approximation sur le plan fiscal. La déclaration des revenus tirés de la location est systématique, que l’on soit particulier ou professionnel. Chaque année, la plateforme transmet à l’administration fiscale le détail des montants perçus. Pas de place pour la dissimulation. Les revenus issus d’un meublé de tourisme relèvent du régime micro-BIC jusqu’à 77 700 euros par an, avec un abattement forfaitaire de 50 % (voire 71 % dans certains cas). Au-delà, passage obligé au régime réel, déduction des charges et amortissements à la clé.
Les sanctions ne tardent pas à tomber en cas d’écart. Absence de numéro d’enregistrement dans une ville qui l’impose ? L’amende grimpe jusqu’à 5 000 euros. Oublier de déclarer ses revenus Airbnb ? Risque de redressement fiscal, intérêts de retard et réputation écornée. Les contrôles sont désormais facilités par le croisement des données et l’analyse des annonces en ligne.
Quelques réflexes pour éviter les mauvaises surprises :
- Assurez-vous de ne pas dépasser la limite de 120 nuits par an pour une résidence principale dans les villes concernées.
- Gardez précieusement tous vos justificatifs : contrats de location, échanges avec les voyageurs, attestations de séjour.
- Effectuez chaque année la déclaration des revenus locatifs dans la catégorie appropriée.
Les règles bougent vite. Avant toute mise en location, renseignez-vous auprès de votre mairie et de l’administration fiscale. La rigueur dans les démarches protège autant qu’elle évite de transformer un projet locatif en casse-tête administratif. Louer sur Airbnb, ce n’est pas jouer à cache-cache avec la loi : c’est avancer sur un fil, sous le regard attentif des autorités. À chacun de rester en équilibre.


